| L'Homosexulaité - essai de définition | L'homosexualité dans l'Antiquité
Certaines sociétés préchrétiennes montraient plus ou moins de tolérance ou d'acceptation vis-à-vis des pratiques homoérotiques. Pour beaucoup d'entre elles, ces pratiques étaient toutefois très codifiées socialement, et tout écart vis-à-vis de ces normes était mal vu, voire considéré comme délictueux. Par exemple, dans certaines cités de la Grèce antique, la pédérastie était pratiquée dans le cadre de l'éducation d'adolescents mâles, mais de fa¸on généralement très codifiée. Ainsi, à Athènes le partenaire d'âge mûr devait être actif dans la relation sexuelle et l'adolescent passif, faute de quoi la relation était considérée comme immorale.
En 342, les mariages homosexuels sont interdits dans l'Empire romain Le 6 août 390, l'empereur romain Théodose édicte une loi condamnant au bûcher les homosexuels. L'Empire romain est devenu chrétien et la relative liberté en la matière disparaît.
Dans Le Banquet de Platon, Aristophane raconte qu'au temps de Zeus, il y avait trois sexes : l'homme, la femme et l'androgyne. De plus, la forme humaine était celle d'une sphère avec quatre mains, quatre jambes et deux visages, une tête unique et quatre oreilles, deux sexes, etc. Le mâle était un enfant du Soleil, la femelle de la Terre, et l'androgyne de la Lune. Leur force et leur orgueil étaient immenses et ils s'en prirent aux dieux. Zeus trouva un moyen de les affaiblir sans les tuer, ne voulant pas anéantir la race comme il avait pu le faire avec les Titans : il les coupa en deux. Il demanda ensuite à Apollon de retourner leur visage et de coudre le ventre et le nombril du côté de la coupure.
Mais chaque morceau, regrettant sa moitié, tentait de s'unir à elle : ils s'enla¸aient en désirant se confondre et mouraient de faim et d'inaction. Zeus décida donc de déplacer les organes sexuels à l'avant du corps. Ainsi, alors que les humains surgissaient auparavant de la terre, un engendrement mutuel fut possible par l'accouplement d'un homme et d'une femme. Alors, les hommes qui aimaient les femmes et les femmes qui aiment les hommes (moitiés d'androgynes) permettraient la perpétuité de la race. Cependant, la mythologie greco-latine contient peu de récits sur l'homosexualité incluant des héros ou dieux. Certains de ces récits font état de suicide de jeunes gens ayant eu l'impression d'être 'souillés', après avoir été violés par des hommes. Le comportement socialement acceptable était relativement dinstingué de la religion, même si des motifs religieux étaient invoqués pour justifier et encourager ces pratiques.
On relève également que plusieurs sociétés antiques, comme la Grèce et le Japon, ont encouragé la création de liens homosexuelsw/b> dans certains corps d'armée entre des combattants expérimentés et leur disciple. L'on pensait alors que deux hommes amoureux se battraient avec plus de détermination et avec une plus grande morale. Le Bataillon sacré de Thèbes constitue un exemple classique de force militaire bâtie sur cette croyance .
On trouve dans l'Antiquité des discussions sur les relations entre animaux de même sexe, ce qui laisse penser que le concept d'homosexualité était connu des Anciens. |
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Discriminations | En Occident
Encore de nos jours, les homosexuels subissent souvent une discrimination, nommée fréquemment homophobie, parfois très lourde, au point l'une des causes de suicide chez les jeunes de 15 à 34 ans est la souffrance ressentie à cause de l'exclusion due à l'homosexualité , un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie qu'un jeune hétérosexuel, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles.
D'autres estiment que le terme d'homophobie constitue plutôt un terme utilisé par les associations homosexuelles pour censurer toute critique de l'homosexualité. Il est plutôt à rapprocher de termes comme racisme, sexisme, antisémitisme et tous les termes désignant une discrimination ou une forme de violence fondée sur l'appartenance à un groupe. Les agressions homophobes vont ainsi de l'insulte à la barbarie, voire au meurtre (en France, voir notamment l'immolation criminelle de Sébastien Nouchet par ses voisins en 2004 ; aux états-Unis, la torture ayant entraîné la mort de Matthew Shepard en 1998 dans le Wyoming).
Il est aussi notable que dans le vocabulaire des injures, celles-ci sont souvent misogynes ou homophobes.
Encore il y a peu, les femmes homosexuelles étaient parfois excisées aux états-Unis, ce qui était censé les guérir[réf. nécessaire].
Le rejet violent de l'homosexualité (et/ou des homosexuels) par les sociétés vient quelquefois, mais rarement aujourd'hui, d'un amalgame entre l'homosexualité, la pédérastie et, par extension, la pédophilie.
Il est également à l'origine de l'argument de « l'homosexuel détruisant le modèle familial classique », et par raccourci la famille tout court, ce qui conduit par là même au rejet du mariage homosexuel et de la reconnaissance juridique de l'homoparentalité. L'homosexuel n'étant en effet aucunement stérile, il y a de fait des enfants élevés par des couples homosexuels. Ces enfants sont les fruits d'adoptions (dans certains pays, l'adoption par les personnes isolées est légale alors que l'adoption par des couples homosexuels reste interdite, c'est le cas de la France), des différentes méthodes de procréation médicale assistée, parfois d'une insémination artisanale (l'autorisation d'insémination artificielle est limitée aux cas de stérilité en France), ou tout simplement d'une relation hétérosexuelle antérieure.
Enfin il explique le rapprochement entre les communautés homosexuelles et transsexuelles, bien que l'identité de genre n'ait aucun rapport avec l'orientation sexuelle.
à l'initiative de Louis-Georges Tin, auteur du Dictionnaire de l'homophobie, le 17 mai est maintenant la date de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Cette date a été choisie pour célébrer l'anniversaire du retrait de l'homosexualité des maladies mentales par l'Organisation mondiale de la santé en 1990. La première édition de cette journée a eu lieu en 2005 et a été relayée dans 40 pays différents. |
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Relations de l'homosexualité avec la religion | Beaucoup de groupes religieux estiment que l'homosexualité est un péché. « Même les bêtes ne s'abaissent pas à de pareilles pratiques », dit le primat anglican Peter Akinola , ce qui est d'ailleurs faux). Certains groupes (notamment religieux, et certaines associations de psychologues comme le N.A.R.T.H.) assimilent l'homosexualité à la pédérastie. L'homosexualité a ainsi longtemps été interdite et sévèrement punie dans de nombreux pays, soit en raison de l'orientation sexuelle elle-même, soit pour les pratiques qui peuvent en découler (pénétration anale, pénétration orale ou masturbation) sans qu'elles soient nécessairement propres aux homosexuels. Certains pensent que seul le passage à l'acte serait un péché alors que la tentation homosexuelle en elle-même ne le serait pas. Les plus radicaux voient dans l'homosexualité un vice dangereux pour la société et s'opposent fermement à sa banalisation comme une forme normale de sexualité.
Une équipe de chercheurs mormons a tenté de « guérir » l'homosexualité par des méthodes de conditionnement pavloviens sur des homosexuels en associant des images à des décharges électriques.
Certains groupes américains, pas tous de type religieux, organisent des 'thérapies' pour guérir les volontaires homosexuels. Les résultats sont controversés, mais certains anciens homosexuels étant passés par ces groupes affirment avoir changé de vie. Il est cependant difficile de porter un jugement général sur ces résultats, étant donné que la sexualité d'une personne est un problème individuel et qu'on ne peut pas généraliser sur la nature de l'homosexualité au vu des connaissances actuelles.
Il existe cependant de nombreuses associations homosexuelles se revendiquant d'une religion et qui souvent aident les croyants à vivre sereinement leur homosexualité en affirmant qu'elle n'est pas incompatible avec leurs croyances. D'ailleurs, l'une des premières associations homosexuelles en France était une association de jeunes croyants et pratiquants catholiques, au nom controversé , David et Jonathan, en référence à deux personnages de la Bible. |
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